De l’adaptation à l’oubli de soi
Enfant sensible, joyeuse et spontanée, je rêvais d’un monde d’amour, beau, coloré, vrai et harmonieux.
Très jeune, je me suis éloignée de cette enfant rayonnante pour m’adapter, répondre aux attentes et me conformer. J’ai caché ma sensibilité, revêtu un masque. Je suis devenue plus triste, j’ai pris du poids. À force de chercher ma place auprès des autres, je me perdais.
J’ai trouvé un équilibre en tant qu’épouse, maman et associée d’entreprises. Une vie laborieuse et heureuse, dans laquelle chaque difficulté ravivait pourtant cette sensation d’impuissance et ce besoin de m’adapter encore. Pour tenir, j’étouffais mes émotions.
Être forte pour tout le monde… et m’oublier
À 38 ans, un accident de voiture bouleverse notre vie. Mon mari, mon pilier, reste gravement handicapé. L’équilibre que j’avais construit s’effondre.
Tous mes efforts se tournent alors vers mes enfants et mon mari. Je liquide les entreprises pour me consacrer à mes rôles d’aidante familiale, de maman et de présidente d’associations autour du handicap.
Pendant dix ans, je m’engage sans relâche auprès des autres.
J’endosse un nouveau masque : celui de la « Superwoman », forte en toutes circonstances, solide, sur tous les fronts. Tous, sauf un : moi.
Le tournant : revenir à moi
À 50 ans, je décide de reprendre ma vie en main. Je découvre combien ma confiance en moi s’est effacée. Le travail et le manque de sens m’épuisent. C’est le burn-out.
Une épreuve douloureuse, qui devient aussi un tournant : je prends conscience de la nécessité de me retrouver et de me reconstruire.
Le coaching, l’EFT et la libération émotionnelle m’aident à accueillir de nouveau mes émotions, à retrouver mes besoins, mes rêves et cette part de moi longtemps mise de côté.
Peu à peu, les masques tombent. Je retrouve ma sensibilité, ma joie, ma spontanéité. Je découvre la force de la vulnérabilité et je commence à construire ma place à partir de qui je suis.
Je suis rentrée à la maison.